André Jacques
À venir
Les projections ont lieu les vendredis soirs à 18:00 au
Cinéma du Parc, 3575 av. du
Parc (coin Prince-Arthur), Montréal
Stationnement souterrain
(max. 3 heures)
Le prix d’entrée : 11 $
(8 $ pour étudiants et âge d’or)
Stationnement : 2 $ pour 3 hres
514-383-1240
911 rue Jean-Talon est
Local 310
Montréal, Québec H2R 1V5
Une
femme dans la quarantaine au physique ingrat vit des maigres revenus que
lui procurent des travaux domestiques dans des familles aisées d’une
petite ville française. Excentrique, tenue pour simple d’esprit, elle
dépense le peu d’argent qu’elle gagne dans l’achat de matériel de
peinture. Dans sa chambre miteuse, elle s’enivre en peignant sur du
matériau cartonné d’étranges motifs végétaux. Un marchand d’art découvre
ses œuvres et la vie modeste de cette femme fragile s’en trouve
profondément troublée.
Séraphine, oui je sais on n’écrit pas à une orte, mais vous qui avez
écrit tellement de lettres qui n’ont jamais été envoyées à leurs
destinataires, empilées l’une sur l’autre dans votre dossier à l’asile de
Clermont, je suis sûr que vous me comprendrez.
Il faut que je vous écrive parce que je viens de voir un film qu’on a fait
sur vous. Ah oui, j’allais oublier, un film, vous n’avez jamais vu ça. Eh
bien ce sont des photographies qui se succèdent à la vitesse de
vingt-quatre par seconde, ce qui restitue tous les mouvements quand elles
sont projetées sur une toile blanche très lumineuse. Pendant longtemps, à
Paris, la peinture imposait encore sa présence au point où dans l’argot de
l’époque où j’étais étudiant, pour dire qu’on allait voir un film, on
disait qu’on allait se faire une toile. Le cinéma vous aurait peut-être
rappelé la lumière des vitraux qui vous fascinait à l’église de Senlis et
qui s’animait peut-être dans votre imagination...
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